Bonheur au XVIIIème siècle
Si le XVIIIe siècle eut une obsession, c'est celle du Bonheur et le bonheur ici-bas et non pas comme jusqu'à la fin du XVIIe le salut. Ce faisant, il se démarque de la tradition chrétienne où la pensée est dominée par Dieu, à qui tout est suspendu. Le Bonheur est possible ici et maintenant, si l'homme connaît et accepte sa véritable nature sans n'être plus écartelé entre l'ange et la bête, le ciel et la terre, ni gagé par le péché originel.
Le Bonheur est le fruit de la Civilisation et l'effort pour concevoir un idéal à travers l'homme et le
Progrès. Il faut donc corriger et perfectionner la Société en s'appliquant à rendre les hommes heureux (Montesquieu dans ses Lettres persanes ; Voltaire dans ses Lettres philosophiques, Zadig, Essais sur les moeurs, Candide; Diderot dans
l'Encyclopédie).
Face à cette conception du Bonheur, Rousseau développe la notion du Bonheur par la vie naturelle et la préservation de la sensibilité donnant ainsi au Bonheur le caractère d'une aventure personnelle (Julie ou la Nouvelle Héloïse, Les Confessions, Les Rêveries du promeneur).
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