Mystères et Moralités (Moyen Âge)
D'abord lié au culte, le
Théâtre médiéval français va sortir des églises et petit à petit évoluer. Les
Mystères (ou divertissements publics) se jouent sur le parvis des églises, au long de plusieurs journées de fêtes religieuses.
La scène n'est pas limitée et fixe, mais divisée en plusieurs lieux, chacun ayant une valeur symbolique (la Terre, I'Enfer...).
Acteurs et spectateurs ne sont pas séparés; ils ne sont d'ailleurs pas distincts socialement: il n'y a pas d'acteurs professionnels (ce sont des bourgeois, des artisans, qui tiennent momentanément cet emploi ) et les spectateurs d'un moment peuvent être acteurs à un autre. Le public va et vient d'un point du spectacle à l'autre.
Ces célébrations collectives affirment l'unité du groupe social; en faisant participer le spectateur, elles entretiennent les croyances.
Les sujets sont religieux, hagiographiques (racontant la vie des saints), en général allégoriques.
Comme les Mystères , la Moralité, ancêtre du théâtre didactique, était un "théâtre sérieux" ( par opposition aux
Farces et aux
Soties ou farces satiriques qui formaient le théâtre comique), allégorique et satirique ou qui visait à l'édification du public.
Après l'interdiction des Mystères, en 1548, la Moralité proliféra et se rapprocha de la
Tragédie.Article n°: 389-386 - Article démo: 2.258 caractères. - Article complet: 2.258 caractères.