Le Roman en crise au début du XXème
A la fin des années 1890 éclate la crise du Roman
naturaliste. Des "suiveurs" de Zola s'insurgent et le lâchent tel Jules Renard, lequel reproche aux Naturalistes de trop arranger la réalité par l'art et l'imagination. A partir de 1885 déjà, on assiste à une reprise du roman d'analyse comme réaction au roman naturaliste. Le roman psychologique n'explique plus l'homme par ses réactions physiologiques, mais étudie le mécanisme spirituel de sa vie sentimentale et morale (Bourget par exemple).
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Les "Intellectuels" ouvrent la crise du roman dans un monde où depuis la fin du XIXème siècle faisait défaut la certitude. Si l'influence des théories psychanalytiques de Freud n'avait pas encore produit ses effets en France, les travaux de Pierre Janet, par exemple, avaient déjà inspiré une nouvelle approche de la psychologie et les thèses de Bergson qui mettaient l'accent sur le sujet, l'intuition, la vie intérieure confortaient les démarches des romanciers les plus novateurs (>->voir
Evolution de la pensée au 20è).
Valéry critique le réalisme; il veut une libération des contraintes chronologiques, remet en cause le personnage, demande l'éclatement de l'intrigue, désire une ouverture à une grande variété d'écriture, prône un point de vue singulier: les romans de la modernité, des Faux -Monnayeurs de Gide au Château de Kafka et de l'Ulysse de Joyce au
Nouveau Roman en passant par la Conscience de Zeno d'Italo Svevo, lui donneront raison.
A la veille de la guerre, Valéry n'écrit pas beaucoup, ni Proust et Paul Bourget ou Pierre Loti ne renouvellent pas vraiment le genre romanesque, Maurice Barrès pense le nationalisme, Péguy se cantonne à ses cahiers et à leurs abonnés.
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